09.12.2014

Noël 1914 dans les tranchées : sur les fronts : une fraternisation spontanée

Lazare Ponticelli, dernier Poilu français de la première guerre mondiale étant mort en 2008, il n'y a plus de témoin vivant pour raconter une guerre qui devait durer quelques semaines mais s'installe et dure.

A la Médiathèque, «La Maison des Mots», une projection et un débat dirigé par Marie-Antoinette Biel expliquait «un élan de fraternité entre des hommes qui s'entre-tuaient».

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Trois millions et demi de français, en août mobilisés, ont quitté boutiques, entreprises, champs, famille, femmes et enfants en disant «nous serons de retour victorieux pour Noël.. ». D'attaques en bombardements et d'accalmies en fusillades, tel est le rythme des jours...« ils deviennent des bêtes féroces, prêtes à tuer...le sang coule à flots mais nous avançons quand même marchant sur les morts... ».

Puis un jour, un sergent siffle une valse prussienne et dans la tranchée d'en face, elle est reprise...la conversation s'engage..et puis c'est la trêve de Noël, une trêve qui s’est propagée de manière spontanée et indépendante, à la suite d’initiatives sur le terrain : un Noël inoubliable «un drapeau blanc, personne ne tire et les soldats sortent des tranchées : tous se déplacent librement et personne n'aurait osé tirer... mais surtout ne le dites pas».

Une projection terrible et émouvante où par des lettres de soldats aux membres de leurs familles, on a découvert comment les pires ennemis en sont arrivés à fraterniser et suspendre la guerre...alors que pour les états majors l'affaire est grave à tel point que répression et censure ont étouffé ces actes de camaraderie d'un moment.

 

 

 

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