24.02.2015

Les absents ont eu bien tort...

Une voix grave, puissante, Christophe Roncalli a enchanté le public en cette soirée de la Saint-Valentin.

L'auteur compositeur, durant une paire d'heures, a suspendu le temps qui file...

christophe roncalli

Des scènes de la vie : la main sûre du Père qui guide sur le chemin des Pyrénées, du Chalabrais, ce sud qui s'étale sans frontière sous le soleil brûlant des Corbières avec son parfum occitan, cette belle langue et ce «putain d'accent...qui pègue».

 

IMG_0317 (Copier).JPG

Entouré à la guitare de Bernard Margarit, qui a partagé un temps la route de Johnny et de l'Orchestre René Coll et à l'accordéon de Philippe Delzers, Christophe Roncalli chante son troisième album « Je vous laisse le reste...» où se mêlent tendresse, musique, poésie mais aussi humour.

Nous voilà devant les fameuses couvertures des magazines annonçant le printemps et cet «Embargo sur le frigo», éloge aux femmes rondes pour que le frigo reste toujours plein, «elle veut retrouver la ligne, faudrait-il que je me résigne à aimer un fil de fer...».

Le trio prend un plaisir évident lorsque le chanteur évoque les dimanches qui voient sortir des coffres des voitures tant d'objets hétéroclites qui attendent le chaland...nous voilà devenus commerçants, «faut aller au vide grenier». Une plongée dans l'enfance à bord du Nautilus, le monde de Némo et ses chimères «trop de naufrages, trop d'oublis...», un tour dans le monde parfois sans pitié de l'entreprise avec le «Mambo des reptiles», ces petits chefs rampants qui oppressent les autres...

Christophe Roncalli évoque sujets graves, légers, émouvants : la «Fanfare de mon père, cette fanfare baroque qui avait un souffle et un cœur énorme... » et l'hommage à la belle «Bagnatica», village de Lombardie où sa famille a ses racines.

Puis Saint-Valentin oblige, cette chanson «qui t'a mise sur ma route, qui a guidé tes pas..pour dérouter ma déroute...» suivie des amours éternels de Jean et Jeanne pour qui, un petit rien signifiait le bonheur et qui prirent pour deux un seul billet pour le voyage sur l'autre rivage...

christophe roncalli

Ses chansons parlent du quotidien et de ses souvenirs, rien de triste, les rythmes sont joyeux, la couleur musicale reggae, folk, bossa... propose une ballade pleine de poésie...«le temps qui passe et qui fuit, c'est ta jeunesse mon vieux, fille rebelle, qui se fait la belle..».

C'est sur «Bella Ciao», repris en cœur par le public qui n'a pas vu passer la soirée, que le trio quitta la scène.

10:21 Publié dans Spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

Les commentaires sont fermés.