01.03.2015

Une hausse d'impôt, mais de combien?

En préambule du conseil municipal, le maire évoquait «la fin des différents épisodes judiciaires, qui depuis 10 mois, animait la vie politique locale. Le conseil d’état ayant rejeté l'annulation demandée pour les élections 2014, par Messieurs Ribéra et Alberti, il émettait le souhait que chacun dorénavant «se consacre aux affaires de la commune».

conseil municipal

Puis, il passait le micro à l'adjoint, délégué aux finances, Didier Carbonnel, pour un exercice ô combien périlleux : donner la réelle situation financière de la commune.

Diffusée sur un écran pour que le public puisse suivre, l'adjoint détaillait la situation de la collectivité.

La DGFIP (Direction Générale des Finances Publiques), en avril 2014, constatait une situation structurellement déficitaire, la ville ayant puisé années après années, dans le fond de roulement pour compenser son déficit d'exercices. l'adjoint d'ajouter : «2013 a connu un véritable saccage des finances».

Pour la DGFIP : «la mise sous tutelle de Trèbes est prévisible si aucune action n'est entreprise», c'est pourquoi, utiliser le volet fiscal s'impose aujourd'hui à l'équipe en place.

L'opposition s'est mise à grogner en entendant de tels propos, Ch Barthès pour le FN, questionna «de combien vont augmenter les impôts? difficile de donner un chiffre rétorqua le Maire, «l'augmentation des impôts est inéluctable», l'élu FN renchérit «tout le monde connaissait la situation, une promesse de campagne est reniée, on savait qu'on serait dans le rouge plein pot»,

Sébastien Ribéra, l'autre opposant expliquait que son programme avait signifié que l'on était dans l'ornière, c'est pourquoi, il n'avait pas fait de promesses inconsidérées. «Dès 2012, on savait tous ce qu'étaient les comptes... la dette? S. Ribéra l'avait identifiée, «la dette n'a pas été découverte, elle existait ».

J. Sentenac, son colistier, s'exclamait  : «vous aviez pris l'engagement de ne pas augmenter les impôts, la situation était difficile, on le savait tous, reprendre votre parole, c'est trahir la confiance des trébéens... »

Pour le maire, qui assume les écrits de son programme : «le devoir du maire est d'aller devant les trébéens et de leur dire la vérité : la situation était plus catastrophique que ce que nous avions envisagé....tout ce qui se fera sera l'objet d'une transparence, des réunions publiques sont prévues. pour expliquer pourquoi nous faisons les choses et pourquoi il faut les faire...»

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